Les langues se délient, les infos pleuvent, mais Hollywood ne tremble toujours pas des multiples accusations de pédophilie. A ce rythme, espérons que Corey Feldman obtiendra les fonds nécessaires pour réaliser son documentaire sur la pédocriminalité dans le milieu du cinéma « américain ». Un autre acteur, Anthony Edwards, a récemment témoigné des agressions sexuelles dont il fut victime quand il avait 12 ans.

L’acteur Anthony Edwards surtout connu pour son rôle du Dr Greene dans la série Urgences a révélé sur son blog avoir été violé pendant des années par le producteur Gary Goddard. Le producteur a régulièrement été cité dans des affaires de pédophilie sans toutefois n’être jamais inquiété.

Témoignage de Anthony Edwards :

Gary Goddard

« J’ai été agressé sexuel­le­ment par Goddard, mon meilleur ami a été violé par lui et ça a duré comme ça durant des années. Notre groupe, le gang, n’a jamais rien dit. Quand j’ai eu 14 ans, ma mère a ouvert la porte pour que je réponde honnê­te­ment concer­nant des rumeurs de pédo­phi­lie qu’elle avait enten­dues concer­nant Gary Goddard. J’ai nié à travers des larmes de complète panique. Faire face à cette vérité n’était pas une option puisque mon estime de moi-même était complè­te­ment éméchée dans notre gang de cinq amis qui étaient tous diri­gés par cette figure pater­nelle malfai­sante.

L’un des effets les plus tragiques des abus sexuels sur les enfants est que les victimes se sentent souvent profon­dé­ment respon­sables ». Le comé­dien aujourd’­hui âgé de 55 ans ajoute : « Les victimes doivent jouer avec les règles de leur bour­reau, sous peine d’être exclues, bannies du seul monde qu’elle connaissent.

Il y a 22 ans, j’ai croisé Gary Goddard à l’aé­ro­port. J’ai pu expri­mer mon indi­gna­tion pour ce qu’il avait fait. Il m’a fait part de ses remords et m’a dit qu’il s’était fait aider. J’ai ressenti un soula­ge­ment tempo­raire. Je précise tempo­raire car quand le nom de Goddard est apparu il y a quatre ans dans des affaires d’abus sexuels, ma rage a refait surface.

Après avoir analysé ma colère dans un endroit sûr avec un profes­sion­nel, j’ai enfin pu avoir la conver­sa­tion que j’au­rais aimé avoir eu avec ma mère quand j’avais 14 ans ».