Troisième article sur le créationnisme. Celui-ci traite d’une question cruciale. Je vous conseille de bien lire cet article et de le partager au plus grand nombre. Je précise, s’il en est encore besoin, que cet article est toujours tiré de l’excellente page Facebook Dédarwinisez-vous.

Source : Dédarwinisez-vous

Pouvons-nous tous descendre d’Adam et Ève ?

Il s’agit là d’une question récurrente lorsque l’on commence à remettre en question le dogme évolutionniste. La consanguinité n’aurait-elle pas posé de gros problèmes au développement de l’espèce humaine ? Les différentes races humaines ne sont-elles pas une preuve contre l’existence d’un unique couple originel?

 

Il est tout à fait possible que nous descendions tous d’un même couple. Les femmes transmettent à leur descendance l’ADN mitochondrial et les scientifiques évolutionnistes s’accordent sur l’existence d’une Ève mitochondriale, la plus récente ancêtre commune par lignée maternelle de l’Humanité. Son existence est attestée par le fait qu’il y a une lignée unique de mitochondries dans les cellules de tous les humains. Les hommes, quant à eux, transmettent leur chromosome Y à leurs descendants mâles. Les scientifiques évolutionnistes s’accordent également sur l’existence d’un Adam Y-chromosomique, qui serait l’ancêtre de tous les hommes de la terre. Des techniques permettent, en se basant sur les taux de mutations, d’estimer l’époque à laquelle cette Ève mitochondriale et cet Adam Y-chromosomique ont vécu. Ces techniques ne sont pas très fiables mais certaines études suggèrent que ces deux individus auraient pu être contemporains. Des études chromosomiques ont de plus montré qu’il existait deux formes originelles du génome humain. Il existe en effet deux modalités de notre génome qui diffèrent très légèrement l’une de l’autre et qui sont présentes dans toutes les ethnies, suggérant ainsi que l’humanité provient de deux individus. Par ailleurs, l’expansion d’une population est exponentielle et une équation mathématique simple permet de calculer qu’une population humaine peut passer de deux à plusieurs milliards d’individus en quelques siècles (ou au maximum un à deux millénaires). De plus, selon la bible, les premiers hommes vivaient beaucoup plus longtemps, ce qui leur aurait permis de se reproduire plus efficacement.

 

La consanguinité est dangereuse aujourd’hui car elle augmente le risque de voir apparaître certaines tares génétiques mais il n’en a peut-être pas toujours été ainsi. Les humains possèdent deux copies de chaque chromosome, le premier provient de la mère et le second du père. Ces deux chromosomes homologues peuvent contenir une version différente de chacun de nos gènes. On parle de gène homozygote s’il est identique sur les deux chromosomes d’un individu et de gène hétérozygote si les deux versions sont différentes. Le génome humain possède de nombreuses mutations qui peuvent être dangereuses à l’état homozygote mais qui sont sans effet à l’état hétérozygote car même si une des deux copies du gène est défaillante, l’autre ne l’est pas. Nous sommes génétiquement proches des membres de notre famille et possédons souvent les mêmes mutations qu’eux. Le fait de se reproduire avec un membre de famille augmente les chances qu’une mutation à l’état hétérozygote et donc inactive se retrouve dans la descendance à l’état homozygote, ce qui pourra causer diverses soucis. C’est pour cela que la consanguinité est de nos jours quelque chose de très dangereux. Toutefois, au commencement, ces mutations n’existaient pas, elles sont dues à la dégénérescence de notre génome et étaient absentes lorsque Dieu créa Adam et Ève. La consanguinité n’était alors pas un problème à cette époque. Dans la bible, Dieu interdit la consanguinité à l’époque de Moise, c’est à dire plusieurs millénaires après la création d’Adam et Ève, sûrement parce que cette pratique commençait à présenter des risques du fait du nombre important de mutations étant apparues.

 

On présente souvent l’existence des différentes races humaines comme un argument en défaveur de l’existence d’Adam et Ève. Cet argument est fallacieux car le rejet de l’évolution n’implique pas le rejet de tout changement à l’intérieur d’une espèce. Sans cette altérité entre membres d’une même espèce, nous serions tous des clones d’Adam et Ève. On sait aussi aujourd’hui que des parents à la peau mate peuvent engendrer des enfants de couleur blanche en une seule génération. La génétique des populations explique très bien les mécanismes selon lesquels des populations peuvent se séparer de leur groupe originel et diverger génétiquement de ces derniers.

 

Les races (ou ethnies) humaines étaient auparavant classées en fonction de leur relation avec les trois fils de Noé : Sem, Japhet et Cham. On retrouve ce classement par exemple chez l’auteur du 1er siècle Flavius Josèphe. Ainsi, les peuples indo-européens descendraient de Japhet, les peuples africains et asiatiques de Cham et les peuples sémitiques de Sem. La plupart des peuples possèdent d’anciennes traditions selon lesquelles ils seraient issus du croissant fertile, le berceau de l’humanité. Il est également intéressant de noter que l’on retrouve le mythe du déluge dans de très nombreuses cultures à travers le monde.

 

En résumé, rien ne s’oppose à l’hypothèse selon laquelle l’humanité pourrait provenir d’un unique couple, crée instantanément par Dieu. Cette hypothèse est au contraire, bien plus étayée que l’idée selon laquelle des singes se seraient progressivement transformés en humains.