Voilà qui est fait, après une attente interminable et insoutenable qui frôlait le ridicule le 45è président des Etats-Unis d’Amérique est connu et le gagnant de cette supercherie est Donald Trump.

Je n’ai jamais cru un seul instant que Trump serait élu, ceci étant, vu ses accointances avec le lobby juif sa victoire n’a rien d’étonnant. Ne vous laissez pas avoir par la propagande qui raconte que Trump est antisémite et que sa victoire est celle de la race blanche. Je partage ici un article de Euro Libertés en guise de rappel ainsi qu’une interview de Donald Trump pour le média Israël Magasine.

Article de Euro Libertés :

Il nous semblait important d’aborder cette question certes épineuse pour ces explosives raisons…

D’une part, Donald Trump est comparé à Adolf Hitler et considéré comme un vil raciste par les plus fins de nos éditorialistes et tous les « BHL » de la planète. D’après la presse espagnole, d’ailleurs, son électorat veut rétablir l’esclavage (comme on est bien informés au-delà des Pyrénées !).

D’autre part, Trump est le grand-père de petits juifs, sa fille convertie s’étant marié à un juif et ayant gardé toute son affection pour son père.

Ensuite, le candidat républicain est entouré de collaborateurs juifs, a beaucoup donné à la cause israélienne et n’a jamais péché par antijudaïsme.

Mais Trump est quand même plus ou moins soutenu par l’ancien du Ku Klux Klan David Duke, par Kevin McDonald et par une belle partie de l’extrême droite américaine.

En outre, il s’est opposé aux opérations des néocons, soutiens inconditionnels du sionisme, au Moyen-Orient.

Enfin, le célèbre et très stupide agitateur néocon Bill Kristol lui a déclaré la guerre et a décidé de soutenir Hillary Clinton au cas où, dans le futur…

Nous allons essayer de voir plus clair dans ce méli-mélo.

Il n’y a plus de question juive depuis longtemps, mais il y a certainement un lobby juif, tout au moins en Amérique. La question est délicate, tant on a peur de se faire taxer d’antijudaïsme, d’autant qu’il reste beaucoup d’antijudaïques qui, bien sûr, dénoncent le lobby israélien.

On connaît la puissance financière du lobby pro-sioniste, son efficacité et surtout sa volonté – inexistante chez les chrétiens, si particulière chez les musulmans… Ce lobby d’Israël a été étudié dans le livre retentissant de John Mearsheimer. Le livre d’un autre intellectuel, juif libertarien cette fois, Stephen Sniegoski, préfacé par des autorités morales (Mark Bruzonski, Paul Gottfried) venues du judaïsme, essaie aussi de cerner la question des néocons et d’Israël.

En 1989, Serge Halimi avait publié dans Le Monde diplomatique un article courageux et documenté sur le lobby juif en Amérique – d’où il ressortait que personne ou presque ne s’opposait à Israël en haut lieu, mais que Bush père était un politicien plus courageux en la matière que la moyenne. Il braqua contre lui l’électorat juif (déjà traditionnellement démocrate) et ne fut pas réélu. Son fils se le tint pour dit.

Ceux qui nient la puissance, l’existence, l’activisme du lobby juif sont nombreux aussi en Amérique ! Concernant la puissance des Juifs à Hollywood, qui ont coûté cher à Mel Gibson ou Gary Oldman, voici ce qu’écrivait dans le Los Angeles Times le journaliste juif Joël Stein : « Le rabbin Abe Foxman se félicite que, pour les Américains, les juifs ne contrôlent pas Hollywood. Or, tous les grands directeurs de studio sont juifs et cela montre à quel point les Américains sont devenus vraiment bêtes. »

Le film de Mike Nichols (juif allemand venu en Amérique en 1938) Les guerres de Charlie Wilson, écrit par le brillant et fameux Aaron Sorkin, explique froidement les choses : les riches juifs donnent de l’argent aux hommes politiques américains, les riches « chrétiens » non (ce sont de vrais goyim pour le coup). Ils imposent donc naturellement leur volonté, tout comme les Juifs, me disait un célèbre cinéaste, imposent leur talent et leurs meilleurs neurones dans la science, le cinéma, la finance – sans oublier la musique : leur reprocher donc de dominer au nom d’une prétendue conspiration est donc inutile. Ils imposent tout bonnement leur talent et leur agenda face à des gens qui se foutent de tout. Gekko le rappelle : le riche chrétien préfère les bêtes à ses compatriotes !

Comme le rappelait Raphaël Pataï dans son beau livre Jewish Mind, publié il y a trente ans déjà, les Juifs représentent un quart des prix Nobel de la planète pour 0,2 % de la population. Le reste est littérature. On lira avec profit le long livre de Paul Johnson sur cette question passionnante. On ne va pas ensuite leur reprocher d’être moins suicidaires que notre vieux monde occidental.

Donald Trump à New York a beaucoup travaillé avec des Juifs, qui y représentent depuis 1900 la première communauté. Il semble avoir même masqué ses origines allemandes puisqu’il se prétendait suédois dans son livre The Art of the Deal ! De même, les grands créateurs juifs de Brigadoon (Lerner et Lowe) déplacèrent, après la guerre, de Bavière en Écosse le lieu du village magique pour composer la plus belle comédie musicale du monde !

Dans le cas de Donald Trump, il est amusant de laisser parler les extrémistes, puisque lui-même a bâti sa rhétorique et sa popularité sur cet outil : l’outrance verbale !

Ainsi pour le professeur Petras, antisioniste forcené et gauchiste rédacteur de globalresearch.ca : « Trump n’a jamais été un adversaire d’Israël, mais il a appelé à une plus grande impartialité, ce qui est un anathème dans les milieux sionistes. C’est pour cette raison qu’il ne compte pas un seul plouto-sioniste dans ses rangs. Et s’il n’a pas été étiqueté comme antisémite… c’est peut-être parce que sa propre fille s’est convertie au judaïsme à la suite de son mariage. Mais son manque de chaleur philo-sioniste l’a rendu non fiable aux yeux de l’État juif. Profitant de son manque de servilité envers Tel Aviv, les écrivaillons sionistes du parti Démocrate mettent en avant son racisme et ses tendances fascisantes… »

Petras ne soutient pas Trump. Mais il rappelle que le candidat du « lobby juif » proprement dit est Hillary Clinton. Ce lobby, visiblement, méprise aussi – et c’est dommage – le seul candidat juif de l’élection présidentielle, le gauchiste Bernie Sanders.

Petras poursuit dans une prose bien hargneuse : « Le plouto-sionisme est le mariage à trois de la ploutocratie, du sionisme d’extrême droite et de la candidate à la présidentielle américaine Hillary Clinton, une criminelle qui a une série de guerres à son actif, une raciste et une servante zélée de Wall Street. Où donc ce ménage à trois va-t-il nous conduire ? La réponse est qu’un groupe de donateurs richissimes, entièrement dévoués à la cause de la domination israélienne au Moyen-Orient et à l’intensification des interventions militaires américaines dans la région, a garanti le soutien inconditionnel de Clinton pour les ambitions de Tel Aviv, en échange de millions de dollars pour financer une armée de colleurs d’affiches et de votants pour sa campagne au sein du Parti démocrate. »

Puis il donne la liste des généreux donateurs : « Les plouto-sionistes représentent les principaux financiers qui soutiennent Clinton. Ses soutiens millionnaires, parmi les nababs et les requins de la finance les plus puissants, comptent : George Soros [$6 millions au moins, NDT], Marc Benioff, Roger Altman, Steven Spielberg, Haim et Cheryl Saban [$3 millions et plus], Jeffrey Katzenberg, Donald Sussman, Herb Sandler, Jay et Mark Pritzker, S. Daniel Abraham [$1 million], Bernard Schwartz, Marc Lasry, Paul Singer, David Geffen, Fred Eychaner, Norman Braman et Bernie Marcus. »

Comme on voit, beaucoup de noms issus du showbiz et du cinéma (Spielberg, Katzenberg, Geffen, le francophone et d’ailleurs amusant Saban). Puis James Petras explique pourquoi les donateurs juifs républicains ont peur de Trump : « Dans la file d’attente, on trouve aussi les millionnaires Républicains faiseurs de rois, Sheldon et Miriam Adelson, les frères Koch aux côtés du multimillionnaire libéral Michael Bloomberg, qui a versé $11 millions lors des élections de 2012. Ces bailleurs de fonds Républicains à l’ancienne sont de plus en plus effrayés par la rhétorique anti-libre-échange et anti-interventionnisme du quasi-candidat de leur parti, Donald Trump, et se retournent vers la candidate fermement pro Israël, pro guerre et pro Wall Street, Madame Clinton. »

En réalité il faudrait ajouter succinctement et honnêtement que tous les importants donateurs ont peur de Trump, et pas seulement les Juifs…

Le magnat des casinos Sheldon Adelson avait un jour rassemblé des candidats républicains venus ramper à ses pieds (McDonald). Trump ne prend pas son argent, mais, comme il dit, reste l’ami d’Adelson ! Et de rajouter avec humour qu’il se sent coupable (« guilty ») de ne pas avoir encore dépensé beaucoup d’argent pour sa campagne. Ses adversaires s’en chargent en ne cessant de l’attaquer. Et comme ce qui ne tue pas rend plus fort…

Tout ce que nous avons lu donnerait bien sûr envie à tous les antijudaïques de voter pour Donald Trump ! Mais les choses sont plus compliquées et les plus antijudaïques des bloggeurs du web n’aiment pas Trump.

– Frère Nathaniel, un enragé du web, passé du judaïsme à une embarrassée orthodoxie, ne cesse de tempêter contre Trump, « candidat enjuivé et vendu à Israël » !

– Christopher Bollyn, qui clame depuis quinze ans que les attentats du 11 septembre sont le fruit de la conspiration israélienne, déteste Trump. Ce dernier refuse selon lui la théorie de la conspiration ! On ne peut plus se fier à personne !

Egaliteetreconciliation.fr enfin se moque aussi de Trump et de sa soumission à ce lobby, cause de tout le mal dans le monde !

Toujours dans globalresearch.ca, mais en version française (mondialisation.ca), on trouve une amusée critique de Donald Trump menée par Gilles Munier, qui dirigeait l’association France-Irak lors de la première guerre du Golfe. Munier évoque donc le fameux discours de Trump auprès du légendaire AIPAC (le comité israélo-américain).

Ce discours, très attendu, a surpris tout le monde. La foule était enthousiaste, seuls 1,6 % des assistants se sont levés pour refuser d’écouter « l’Hitler ego de la Trump Tower ». Trump a surtout parlé de l’accord avec l’Iran, qui a agacé beaucoup de gens en Israël comme ailleurs. Obama, ouvertement hostile à Netanyahou, était trop content de le faire signer par le russophile et imprévisible John Kerry… tout en continuant sa guerre obscène contre les Russes via l’Otan.

Très habile, Donald Trump a donc évité les questions qui fâchent, sur l’immigration clandestine et le reste. Le lobby aussi !

Mais laissons parler Gilles Munier : « Oublié “The Donald” – comme l’appellent souvent les médias étasuniens – qui refusait de prendre position sur la question palestinienne tant qu’il ne serait pas à la Maison-Blanche et qui ne voulait pas dire si les États-Unis devaient reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ; sans hésiter, Trump a sauté le pas pour ratisser électoralement plus large. Plus question qu’Israël paye l’aide militaire que lui octroie Washington ! En un peu plus de vingt minutes, il a condensé tout ce que son auditoire voulait entendre – et peut-être même plus – provoquant des salves d’applaudissements… debout ».

Le « nouvel Hitler américain » s’est donc retrouvé acclamé par le plus sensible des groupes pro israéliens !

Gilles Munier, qui a titré ironiquement sur « l’art d’enfumer » du candidat républicain, continue sur un ton goguenard : « Trump a commencé par dire qu’il était un “soutien de longue date et ami réel d’Israël”, rappelant qu’il avait été “grand maréchal” à la parade de la journée d’Israël à New York en 2004. Avec lui à la présidence des États-Unis, a-t-il assuré, Israël ne serait plus traité “comme un citoyen de seconde zone”… Puis, s’en est suivi un flot ininterrompu de déclarations qui auraient pu sortir de la bouche de Benyamin Netanyahou. »

Le lendemain du discours, le Jerusalem Post reconnaissait que le discours de Trump avait été couronné de succès… Et le quotidien du Likoud ajoutait très justement que c’était le premier discours sérieux de la campagne de Donald Trump.

On ne contredira pas !

Notre amusant Gilles Munier ajoute sur la question iranienne : « Donald Trump n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur l’Iran en l’accusant d’être “le plus grand sponsor du terrorisme mondial”, d’être en Syrie pour établir un nouveau front dans le Golan contre Israël, de fournir des armes sophistiquées au Hezbollah libanais, et de soutenir le Hamas et le Djihad islamique en leur donnant 7 000 $ pour chaque attaque terroriste et 30 000 $ aux propriétaires des maisons détruites par les Israéliens. L’auditoire buvait du petit-lait ! »

Et sur un ton presque jubilatoire, Gilles Munier ajoute que : « Trump a terminé son discours sur le mode people, en déclarant sous un tonnerre d’applaudissements que sa fille Ivanka (mariée à un juif israélien orthodoxe) était sur le point d’avoir un magnifique bébé juif. »

En réalité, on ne voit pas pourquoi les choses se seraient mal passées. L’administration Obama a trahi son mandat (quoiqu’on pense de ce dernier, ce n’est pas la question) en traitant avec la Russie, l’Iran et finalement Assad. L’allié naturel des USA est plutôt l’Arabie saoudite (quoique l’on pense encore ce pays, ce n’est pas non plus la question) que l’Iran déstabilise dans la région.

Donald Trump a proposé de contrôler les musulmans en Amérique, il n’a pas de cadeaux à leur faire comme Hillary Clinton pour qui ils votent. Son gendre est juif, sa fille est convertie, ses associés sont souvent juifs, Carl Icahn lui a racheté une partie de son empire, on ne voit vraiment pas pourquoi il énerverait les lobbies pro sionistes !

Dans le même esprit judéo-chrétien (une notion inventée de A à Z vers 1900 par le banquier Darmsteter), Obama ne dénonce pas les attentats antichrétiens et son administration est considérée comme folle par Ben Carson, ex-candidat noir et républicain, proche de Trump maintenant.

Cela n’a pas empêché David Duke de le soutenir, lui qui (Duke donc) avait écrit un livre sur le suprématisme juif. Kevin McDonald aussi continue de soutenir Trump. Car il incarne pour eux la survie de la race blanche et la pérennité de son héritage.

Et si Donald Trump était un malin, finalement ? Un attracteur étrange, comme disait Mandelbrot dans sa théorie du chaos… Un attracteur étrange à la Poutine, lui aussi considéré comme Hitler par BHL et les nouilles des médias, mais un drôle d’Hitler philosémite ?

Tout se passera si Hillary Clinton est élue comme dans le scénario de Peter Brimelow dans son génial Alien Nation : les Démocrates passent grâce à une coalition de minorités (noirs, gays, latinos, chinois, juifs et scalawags blancs).

Si Donald Trump est élu, on aura par contre un bon début de guerre civile. Car il menace à tort ou à raison l’ordre nouveau dénoncé par Yockey ou commenté par les libertariens, et qui s’est mis en place depuis 1933 en Amérique.


Interview avec Europe Israël :

Israël Magazine a interviewé celui qui posséderait le plus de chances à ce jour, de devenir le prochain président des Etats Unis. Lisez l’interview et découvrez la Fille juive de Donald Trump.

Candidat aux primaires des Républicains pour les élections présidentielles aux USA qui se dérouleront au mois de novembre 2016, le milliardaire Donald Trump est réputé pour son franc-parler, son libéralisme et ses opinions pro-israéliennes clairement affichées. Notre correspondante aux États-Unis a pu s’entretenir avec celui qui pourrait créer la surprise lors du scrutin outre-Atlantique. À l’issue d’un meeting dans l’Alabama, Donald Trump a évoqué avec Israël Magazine la situation au Proche Orient, Israël, le terrorisme et la conversion de sa fille au Judaïsme.

– Israël Magazine : Pensez-vous que vous avez de réelles chances de devenir le prochain Président des États-Unis d’Amérique ?

– Donald Trump : Évidemment, sinon je ne me serai pas lancé dans cette course à l’investiture républicaine. Je sais que les Américains en ont assez de ces politiciens de Washington qui vivent dans les salons dorés du Capitole ou du Sénat et ne se préoccupent pas de leurs problèmes.

Avec moi, ils savent à qui ils ont affaire : un chef d’entreprise qui met les mains dans le cambouis, créent des jobs et sait ce qu’il veut pour notre pays. Je ne représente aucune dynastie, contrairement à l’un de mes concurrents, Jeb Bush, le fils et le frère de qui on sait, ou pour le Parti Démocrate, Hillary Clinton, la femme de qui vous savez. Et ce que le peuple américain aime en moi, c’est que j’exprime tout haut ce que mes concitoyens disent quand je les rencontre.

J’exprime ouvertement ce que je pense, sans hypocrisie ni détour. Quel est l’intérêt de tourner autour du pot ? On me reproche souvent ma franchise, mais je m’en moque complètement ! Et moi, je n’ai besoin de l’argent de personne, je n’ai pas recours aux lobbyistes, je ne fais pas appel aux donateurs, je m’en fous. Je suis très, très riche, j’en suis fier et je ne dis pas cela pour me vanter, c’est mon état d’esprit et c’est de ce genre d’ambition dont les États-Unis d’Amérique ont besoin pour reprendre la tête du monde libre.

– Quel est votre regard sur le conflit au Proche Orient ?

– Nous devons d’abord protéger Israël qui est notre meilleur allié dans la région, et même dans le monde. Je soutiens Israël à 100 %, c’est la seule démocratie du Moyen Orient, c’est un petit pays plein d’énergie et de talents, entouré par des nations ou des groupes terroristes qui ne pensent qu’à le détruire. Et comme je l’avais déclaré au mois de juin dernier à New York, en annonçant ma candidature aux primaires républicaines, si l’accord entre l’Iran et le groupe P5+1 est véritablement entériné, j’ai peur pour la survie d’Israël. Si je suis élu à la Maison Blanche en novembre 2016, l’un de mes premiers voyages officiels sera d’ailleurs  en Israël, j’aime cette nation et je respecte son peuple.

Je sais qu’il existe un problème palestinien, mais l’opinion publique et les médias internationaux ont souvent tendance à oublier l’essentiel dans le dossier israélo-arabe : les ennemis de la liberté deviennent chaque jour de plus en plus fort et nous sommes de plus en plus faibles. Regardez les actions horribles de ces monstres de l’État islamique, sans oublier les agissements terroristes du Hamas, du Djihad islamique, du Hezbollah, des Talibans en Afghanistan ou de Boko Aram en Afrique noire. Ces assassins gagnent du terrain, s’emparent de régions entières en Irak, en Syrie, bientôt peut-être au Liban, en Jordanie ou en Égypte : c’est très grave. Il faut une vraie coalition mondiale pour éliminer cette vermine sur le terrain, pas seulement avec des raids aériens, et c’est alors que l’on pourra régler par des accords de paix le différend entre Israël et les Palestiniens.

– Approuvez-vous l’intervention militaire de la Russie contre l’État islamique en Syrie ?

– Je considère que c’est une bonne chose et que cela arrive même un peu tard, puisque Vladimir Poutine soutient totalement Al-Assad. Si la Russie veut anéantir l’État islamique et détruire cette armée de terroristes, je ne peux qu’applaudir. Surtout si cela peut servir à stabiliser cette impressionnante migration avec 200.000 personnes en provenance de Syrie, d’Irak ou d’Afghanistan vers les Etats-Unis.

Quand j’entends le Secrétaire d’État John Kerry dire que nous allons accueillir 85.000 réfugiés en 2016, dont 10.000 Syriens, puis 100.000 en 2017, j’estime que cela représente une décision complètement irresponsable de la part de l’administration Obama. Une de plus !

Si je deviens Président des USA en 2016, ces 200.000 personnes repartiront aussi vite qu’elles seront arrivées sur notre sol, elles doivent le savoir et le monde entier doit l’entendre. Nous ne pouvons pas accepter ces 200.000 personnes, nous n’avons aucune idée de qui ils sont et tous les services de renseignements concèdent que l’État islamique se sert de ces mouvements massifs d’immigration pour envoyer des terroristes et des kamikazes aux États-Unis ou en Europe. À croire que n’ont pas servi de leçon, la tragédie du 11 septembre 2001 ou les attentats à Paris au mois de janvier dernier, sans parler des massacres dans les bus de Londres et le métro de Madrid commis par des islamistes il y a quelques années.

– Quelle a été votre réaction lorsque votre fille Ivanka s’est convertie au Judaïsme ?

– Ivanka a 33 ans et elle fait ce qu’elle veut, c’est une grande fille maintenant (rires) ! Pour être sérieux, je suis fier de son choix car elle a voulu se convertir à la religion juive, à la fois par amour pour son mari Jared Koushner, un super businessman et un homme de grand cœur, et aussi parce qu’elle est passionnée par la Torah, le Talmud et Israël. Avec son époux qui vient d’une famille de Juifs orthodoxes, Ivanka respecte vraiment le Shabbat, du vendredi au samedi soir, et il est impossible de lui téléphoner ou de l’emmener faire du shopping. Elle ne mange plus que casher et a choisi le prénom hébraïque de Yaël. Elle a pris une grande décision mais elle m’a confié que sa conversion au Judaïsme représente une juxtaposition intéressante avec l’éducation presbytérienne chrétienne que je lui ai donnée. Mais tout étant pratiquante, Ivanka reste une femme moderne et active. Après avoir été mannequin, elle travaille à la direction de mon groupe et gère aussi sa propre ligne de chaussures et de sacs à main. Nous avons le projet de partir prochainement avec mon épouse à Jérusalem, à la fois pour un voyage politique mais aussi pour nous recueillir dans la Ville Sainte.

– Estimez-vous que l’antisémitisme a progressé ces dernières années aux USA ?

– Oui, je l’ai constaté et cela me révolte. Il y a eu plusieurs actes d’agression gratuite et intolérable contre des Juifs américains à New York, Miami, Philadelphie ou Chicago ces derniers mois, souvent perpétrés par des musulmans eux-mêmes américains ou des immigrés de pays arabes, ainsi que par des membres de la communauté noire. Heureusement, les Juifs des USA gardent leur sang-froid et ne répondent pas à la violence par la violence. Je crois que les positions de Barack Obama, plutôt pro arabes, peuvent hélas inciter à ce genre de débordements, même si le Président actuel des USA n’est pas directement responsable, je ne dis pas cela.

Il faut encore plus protéger la communauté juive des Etats-Unis qui apporte beaucoup à notre pays par ses savants, ses artistes, ses entrepreneurs ou ses intellectuels. Mes amis juifs savent que je partage leurs convictions et cela explique pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à me soutenir et à m’apporter leurs suffrages dans cette bataille des primaires que je pense gagner pour redonner la Maison Blanche aux Républicains !