Si il vous faut encore des preuves que les comic books et plus particulièrement leurs personnages sont une des meilleures manières de faire passer des messages, en voici une.

Aussi incroyable que ça puisse paraître le personnage féminin Wonder Woman des éditions DC Comics sera intronisé à l’ONU le 21 octobre prochain (avec la présence de Ban Ki-Moon, s’il vous plaît)… Et pourquoi pas le personnage Lucifer tant que nous y sommes (DC Comics et Vertigo) ? Ah, j’oubliais, c’est plus ou moins le cas avec la Lucis Trust.

Je vous propose également un extrait du PDF « Le Monde Occulte des Comic Books » concernant la création de Wonder Woman :

«Juste après Batman, une héroïne fait son apparition : Wonder Woman. Dans un premier temps suggéré par William Moulton Marston, un psychologue, le personnage est rapidement édité par DC Comics. Marston s’inspira de sa femme, Elizabeth Holloway Marsto, pour créer son héroïne. Son côté libéral plaît à Marston qui injecte cette particularité à Wonder Woman. Marston est également un adepte de la polygamie, étant marié à Elizabeth Holloway il vit également avec Olive Byrne, une étudiante, sous le même toit. Les deux femmes auront des enfants avec le psychologue. La tante de Olive Byrne, Margaret Sanger, fut une figure du féminisme. Elle milita en faveur de l’avortement et du droit de vote pour les femmes. C’est par elle que fut inventé le « planning familial » qui se nommait autrefois « l’American Birth Control League ». Le personnage de Wonder Woman est donc teinté du féminisme qui ne s’abattra réellement sur le monde qu’à partir des années 1960. Elle possède une force surhumaine, des bracelets en métal qui lui servent à arrêter les balles mais aussi un lasso qui force les malfrats à dire la vérité lorsque ces derniers sont attachés. Clin d’oeil au détecteur de mensonge dont William Moulton Marston est l’inventeur. Wonder Woman est la fille d’une déesse nommée Hippolyta, elle vient d’un monde uniquement peuplé de femmes dans lequel l’homme n’est pas nécessaire pour procréer. Nous avons ici une nouvelle singerie, celle de l’immaculée conception.

Rapidement, Wonder Woman fut sujet à controverse. Sur chaque page Moulton-Marston s’arrangeait pour qu’un personnage soit représenté ligoté, menotté, dans des positions curieuses : « Le seul espoir de paix est d’apprendre aux personnes pleines d’énergie et de force d’apprécier la soumission. Seulement lorsqu’être contrôlé par d’autres devient plus plaisant que l’insoumission il est possible d’aspirer à une société humaine stable et paisible. Donner aux autres, être contrôlé par eux, s’y soumettre, tout ça n’est pas envisageable sans un fort élément érotique. Donnez aux hommes une femme pleine de panache plus forte qu’eux et ils seront fiers de devenir ses esclaves ! » déclarait Marston. Moulton Marston qui était derrière chaque aventure de l’héroïne fut écarté et le ton de la bande-dessinée changea. Cette dernière devint même un emblème du féminisme pendant la révolution sexuelle. Suite à la création de Wonder Woman de nombreuses héroïnes virent le jour : des Supergirl, Powergirl, Spider-Woman… Ces super-femmes sensées représenter la gente féminine au travers du féminisme ont toujours été dessinées comme des objets sexuels, leurs formes sont exagérées, leurs tenues plus que légères, elles couchent toutes avec tous les héros possibles… Tout comme à la télévision, au cinéma ou dans les magazines. Ainsi, les lectrices de comic book seront elles aussi convaincues que l’émancipation de la femme passe par les tenues légères, la liberté sexuelle…»

Le Monde Occulte des Comic Books, chapitre 1 : DC Comics et la Trinité, pages 14 et 15. Pour information, le livre est disponible au format PDF mais une version papier est à l’étude. L’ouvrage subit en ce moment une refonte totale afin de présenter un travail mieux argumenté.

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Source : DCPlanet

Article de DCPlanet :

Véritable icône du féminisme, Wonder Woman aura droit à bien des honneurs en ce mois d’octobre, et le 21 octobre plus précisément. Alors que DC Comics a décidé que ce jour serait le « Wonder Woman Day », l’éditeur s’est associé à l’ONU pour faire de son personnage un membre honoraire des Nations Unies.
Farfelu ? Pas tant que ça. L’ONU va en effet pouvoir utiliser l’iconique Wonder Woman lors d’une prochain campagne d’action pour l’égalité des genres/sexes, qui l’un des ses cinq engagements pour le développement durable. L’intronisation de Wonder Woman à l’ONU aura donc lieu le 21 octobre prochain lors d’une cérémonie aux quartiers généraux de l’organisation, à New York, en présence de son secrétaire général Ban Ki-Moon, de la présidente de DC Comics Diane Nelson ainsi que d’un certain nombre d’autres invités « surprise ».