On nous érige parfois certains monstres au rang de héros car ils se sont opposés à leur gouvernement. C’est le cas du narcotrafiquant Pablo Emilio Escobar Gaviria, plus connu sous le nom de Pablo Escobar et reconnu comme étant le père du trafic de cocaïne. Cet homme qui a défié le police colombienne, ses services secrets mais aussi l’armée, les forces spéciales, le FBI et la CIA, est un personnage illustre de l’histoire de la Colombie. Aujourd’hui on le considère encore comme un héros dans les rues de Medellín. Mais Pablo Escobar était aussi un amateur de jeunes filles et ne s’en cachait pas.

Au milieu des années 1970 Pablo Escobar entre dans le trafic de cocaïne après avoir fait ses armes dans celui de la marijuana et de la contrebande. Cette drogue est de plus en plus populaire en Amérique du nord et le colombien entend bien répondre à la demande en proposant des envois quotidiens de plusieurs kilos de poudre blanche en partance pour Miami aux USA. Son empire s’étend rapidement, il devient le narcotrafiquant le plus important et une des personnes célèbres les plus riches. Chaque année il achemine plus de 300 tonnes de cocaïne vers l’Amérique du nord en redoublant d’ingéniosité et en graissant la patte de la police locale et des politiciens. Pour faire prospérer son empire et dissimuler ses activités criminelles, Pablo Escobar ouvre des sociétés de Taxis et investit dans l’immobilier, en Colombie mais aussi aux USA (on raconte que son empire s’étendait jusqu’en Europe et en Asie). Dans les années 1980 il souhaite intégrer la vie politique au sein d’un parti libéral colombien pour accéder au trône présidentiel. Il est rapidement évincé car sa vie de narcotrafiquant est révélée par le ministre de la justice de l’époque, Rodrigo Lara Bonilla. Escobar va alors déclarer la guerre à l’état colombien. Une guerre qui entraînera, d’après les chiffres donnés, près de 10 000 morts, dont le président et le ministre de la justice de l’époque, Luis Carlos Galan et Rodrigo Lara Bonilla.

Pablo Escobar s’était fait construire une immense propriété nommée Hacienda Napoles. Il y invitait régulièrement ses amis et associés pour des fêtes qui se transformaient en orgies. Le baron de la cocaïne préférait la compagnie des écolières à celle des femmes de son âge (environ 25 ans à cette époque). A l’aide d’un réseau d’entremetteuses mis en place dans les rues de Medellín il recrutait un bon nombre de jeunes filles dont certaines furent assassinées. Les filles devaient être le plus jeune possible et surtout ne pas avoir plus de 18 ans. Pablo Escobar tomba d’ailleurs amoureux de l’une d’entre elles (Maria Victoria Henao) et l’épousa alors qu’elle était âgée de 15 ans. Escobar graissait la patte des policiers et des politiciens colombiens. Il menaçait quiconque voulait s’opposer à ses activités et proposait un marché très simple « plata o plomo » littéralement « l’argent ou le plomb ». Les personnes qui recevaient ce message choisissaient très vite la première solution, l’argent.

La maison du narcotrafiquant, l’Hacienda Napoles, rappelle la demeure du milliardaire pédocriminel Jeffrey Epstein. Plus qu’un baron de la drogue Pablo Escobar semblait de mèche avec les réseaux de prostitution et pouvait parfaitement fournir des jeunes filles à ses amis ainsi qu’à des personnalités influentes. Escobar est encore élevé au rang de héros dans certaines villes colombiennes, mais surtout à Medellín car il se disait proche du peuple. Il fit construire un quartier avec des logements sociaux et des terrains de sport pour les plus démunis. Le narcotrafiquant fustigeait les oligarques colombiens mais agissait de la même manière. Il possédait de nombreuses demeures et il avait un goût prononcé pour les choses exubérantes. Même si Pablo Escobar se montrait charitable envers le peuple colombien il n’hésitait pas à assassiner ce dernier et il profitait des jeunes filles des rues de Medellín pour assouvir ses pulsions et celles de ses amis.