Note : Cet article date de quelques mois déjà mais il est republié ici suite à la suppression de mon ancien site par l’hébergeur E-monsite.

Voici un article qui explique bien l’affaire citée par Serge Garde dans l’émission « C dans l’air » du 5 avril 2016. Je rappelle que la chaîne France 5 a supprimé la vidéo de sa chaîne Youtube et que les vidéos que nous postons sont constamment effacées par Youtube et Dailymotion.

Vu sur Pedopolis

YvesGarciaRCA-orange-672x372

Affaire de moeurs, guérilla judiciaire interne, contentieux avec les autorités de Malabo: l’aventure du géant des télécoms dans un pays qui faisait figure d’eldorado vire à l’aigre.

[Exclusif] C’est une histoire sordide -un viol sur mineure commis au cours de l’été 2006 par un expatrié français dans un petit et lointain émirat pétrolier d’Afrique- qui aurait pu être étouffée et ne le sera pas. Car ce “fait divers” a déclenché, par ricochet, au sein de France Télécom Orange (FTO) une âpre bataille livrée à coups de menaces, de faux réels ou supposés et de rumeurs. Il aura aussi contribué à sortir de l’ombre malversations financières et acrobaties comptables, incitant le géant tricolore de la téléphonie à hâter son désengagement d’un marché lucratif mais piégé, sur fond de tensions latentes entre Paris et la Guinée équatoriale, principauté hispanophone et clanique régentée à la cravache par l’ex-putschiste Teodoro Obiang Nguema.

Un médiateur trop zélé

La frêle et candide Otilia n’a pas 14 printemps quand elle croise la route de Didier D., cadre chez Getesa, société dont FTO détient 40% du capital. Cadeaux, dîners, serments: le quinqua attire sa proie dans ses filets et lui impose par la force des rapports sexuels. S’ensuivent une liaison et une grossesse. Furieux, “Don Didier” – ainsi le surnomme-t-on là-bas – somme Otilia de se faire avorter. En vain: Carmen voit le jour le 27 avril 2007. Quand, le bébé dans les bras, la jeune maman ose venir réclamer au siège de Getesa l’aide du père, les amis de celui-ci la refoulent et l’insultent. Mais la révolte l’emporte sur la honte: épaulée par sa soeur aînée, Violeta, femme opiniâtre, elle porte plainte puis transige via un “accord amiable” devant notaire, négocié… dans le bureau du Premier ministre équato-guinéen, en présence du consul de France à Malabo.

Didier D. s’engage à financer l’achat d’une maison et à verser une pension mensuelle. Dans la coulisse, un certain Yves Garcia oeuvre à l’arrangement: expert en marketing établi in situ, il a été mandaté par la hiérarchie parisienne, comme l’atteste alors un courriel envoyé par Marc Rennard, directeur exécutif Amea (Afrique, Moyen-Orient, Asie) de FTO. Mais voilà, le zèle du médiateur, prompt par ailleurs à dénoncer les fraudes d’envergure fréquentes chez Getesa, exaspère l’entourage du violeur présumé; lequel, à en croire Garcia, ira jusqu’à commanditer un obscur “simulacre d’exécution”.

Un autre épisode, rocambolesque, achève de persuader le trublion que la maison mère l’a lâché. En juillet 2010, alors en poste à Bangui, il apprend par un officier de gendarmerie centrafricain son arrestation imminente, prélude à son transfert à Malabo, où il vient d’être condamné, avec deux collègues français, à une peine de quarante mois de prison pour des détournements commis en son absence. Qu’importe si le trio avait été relaxé en appel et si le verdict de la Cour suprême locale résulte d’un recours introduit hors délai… Avec le concours du patron du Grand Café de Bangui et de militaires français, Yves Garcia fuit in extremis la République centrafricaine. Récit corroboré par un témoin. “Mensonges! s’insurge-t-on à FTO. C’est nous qui avons organisé son exfiltration.” Et de produire un e-mail dans lequel l’intéressé adresse un “grand remerciement à tous ceux qui se sont impliqués dans cette affaire”. Simple repli tactique visant à calmer le jeu, argue son auteur.

Parole contre parole, courriel contre courriel. Commence alors une intense guérilla judiciaire, menée à la hussarde par Norbert Tricaud, avocat familier du marigot subsaharien et conseil de Garcia. A la clef, en 2012, une cascade de plaintes. Dont une pour “subornation de témoin, destruction de preuves et entraves à la justice” et une pour “harcèlement moral”, le tout assorti d’une saisine de la Cour des comptes. La première vaut le détour. Le client de Me Tricaud accuse ses employeurs d’avoir, à la faveur du remplacement d’un ordinateur défaillant, anéanti 300 fichiers sensibles et les soupçonne d’avoir “purgé” les PC d’une demi-douzaine de hauts cadres.

Thèse vigoureusement réfutée à Orange, où l’on cite l’enquête conduite par le “contrôle général”: si le disque dur de l’appareil d’Yves Garcia, qui pouvait sécuriser ses données en amont, a bien été démantelé par le fournisseur, jamais le management n’a ordonné quelque effacement que ce soit. “Les affabulations, ça commence à bien faire! s’irrite-t-on au sommet. Garcia bénéficie depuis son retour d’Afrique d’un accompagnement professionnel et financier exemplaire.” Il n’empêche: convoqué en novembre dernier pour un “entretien préalable”, le gêneur entêté s’est entendu menacer d’une sanction disciplinaire “pouvant aller jusqu’au licenciement”.

Pour discréditer l’imprécateur, à l’évidence fragilisé par cette longue épreuve de force, FTO recourt à des procédés peu glorieux. Au siège parisien du groupe, on suggère ainsi qu’il entretint un temps une relation intime avec Violeta, l’aînée d’Otilia, et que cette dernière était âgée non pas de 13 ans et 9 mois au moment de l’agression, en 2006, mais de près de 18. Quitte à vous fournir la copie d’un certificat de baptême et d’un registre d’état civil où figure, à la rubrique date de naissance, le 12 octobre 1988. Il y a un hic: tous les autres documents officiels, prétendument falsifiés, établissent qu’Otilia, qui réside désormais aux Canaries, est bien née quatre ans plus tard. A commencer par deux passeports à son nom ou son permis de séjour espagnol.

Friture sur la ligne Paris-Malabo

Au demeurant, en quoi ces douteuses arguties atténueraient-elles la gravité du crime? Diffusé en juin dernier, un communiqué interne feint de s’étonner de l’écho recueilli par une telle “relation extraconjugale”. On y invoque aujourd’hui la présomption d’innocence de l’encombrant salarié incriminé et son statut protecteur de fonctionnaire en disponibilité. Mansuétude? Rapatrié en juillet dernier dans l’Hexagone, Didier D. a été affecté à la direction Afrique-Asie du groupe et postule pour une mission technique en province. Mais c’est à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dans les locaux de FTO, qu’il fut interpellé le 27 septembre 2012, puis emmené menottes aux poignets en garde à vue. Coup de théâtre consécutif à l’audition d’Otilia par les enquêteurs du Groupe central des mineurs victimes de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) de Nanterre. Car la jeune mère a porté plainte cinq mois plus tôt, à Paris cette fois; pour viol contre Didier D., et pour non-dénonciation à l’encontre de quatre de ses supérieurs.

Un litige peut en cacher un autre. Quoique feutré, celui qui oppose FTO à la clique Obiang n’est pas moins féroce. De l’aveu d’un initié, le groupe français rêve de quitter la Guinée équatoriale “sans y laisser trop de plumes”. Il faut dire qu’il en a perdu beaucoup. Prestations fictives ou surfacturées, investissements portés disparus, incohérence du suivi des dépenses engagées, contrôle défaillant: dès juin 2009, un rapport d’audit du cabinet Deloitte décrit l’étendue des dégâts. Ajoutons-y un manque à gagner colossal lié au vol -y compris par le fils d’un ex-ministre- de stocks de cartes de recharge téléphonique et l’impunité dont jouissent les protégés du président… Au mépris d’un pacte d’actionnaires actualisé voilà peu, Malabo a invité dans l’arène un opérateur chinois, ce qui donne en théorie à France Télécom le droit de se délester de ses parts au prix fort. Pas gagné. C’est “contre son gré”, précise un document interne, que le groupe demeure détenteur de 40% des actions de Getesa. Une certitude: il y a de la friture sur la ligne Paris-Malabo. D’autant que deux magistrats français ont lancé en juillet dernier un mandat d’arrêt international contre Teodorin, fils et héritier présomptif d’Obiang visé par la procédure des “biens mal acquis“. Ceux qui, paraît-il, ne profitent jamais.

Sus à la corruption !

Hasard du calendrier? Le 21 décembre, le PDG de France Télécom Orange, Stéphane Richard, a diffusé au sein de ses troupes un document codifiant la politique anticorruption du groupe. Le dogme en la matière: la “tolérance zéro”. Haro sur “les pots-de-vin, l’extorsion, les sollicitations, le trafic d’influence et le blanchiment des fruits” de telles pratiques. Il est précisé que “quiconque porterait de bonne foi à la connaissance de l’entreprise des soupçons d’infraction ou refuserait de prendre part à des activités de corruption” n’encourrait “aucun préjudice”. C’est bien le moins… Un long paragraphe régit en outre la conduite à tenir envers cadeaux et invitations, tolérés sous certaines conditions. Une évidence: si la direction a jugé opportun d’énoncer un tel catéchisme, c’est que le péril existe.

Droit de réponse

La société France Télécom-Orange, dont l’intégrité et la probité ont été gravement mises en cause dans l’article intitulé “Guinée Equatoriale les gros pépins d’Orange”, publié en pages 60 et 61 du n° 3210 du magazine L’Express, daté du 9 janvier 2013, entend apporter les précisions suivantes:Tout d’abord, France Télécom-Orange souhaite rappeler que le salarié visé dans cet article pour des faits de “viol sur mineur”, qui auraient été commis en 2006, n’a fait l’objet d’aucune condamnation à ce jour.

Sans préjuger de l’issue de l’enquête pénale actuellement en cours, il doit dès lors bénéficier du droit à la présomption d’innocence.Ceci étant précisé, le groupe France Télécom-Orange conteste avec la plus grande fermeté les allégations portées à son encontre et entend rappeler que les pratiques qui lui sont imputées ainsi qu’à ses salariés tout au long de cet article, plus particulièrement concernant les activités menées à l’étranger, sont en totale contradiction avec ses valeurs essentielles, lesquelles s’inscrivent dans le respect des droits locaux, mais également du droit français et international.

Par ailleurs, France Télécom-Orange regrette que cette affaire de moeurs soit rapprochée d’événements parfaitement indépendants, tels que les relations d’actionnaires entre France Télécom-Orange et l’Etat équato-guinéen ou encore les détournements de cartes prépayées (“cartes de recharges”) dont la société Getesa, dans laquelle France Télécom-Orange dispose d’une participation, a été reconnue victime par les tribunaux.

Enfin, il est regrettable qu’un amalgame soit réalisé entre ces faits et la publication d’une charte de déontologie au mois de décembre dernier, laquelle résulte simplement des obligations légales imposées au Groupe en matière de corruption, notamment au titre de la loi britannique relative à la prévention et à la répression de la corruption (Bribery Act).

La réponse de L’Express

S’il conteste la tonalité de l’enquête incriminée, ce droit de réponse ne comporte aucune récusation factuelle précise. Implicitement, le texte admet qu’il revient bien à l’entreprise d’assurer la conformité entre ses “valeurs essentielles” et les pratiques de ses salariés. Le “rapprochement” entre l’”affaire de moeurs” et les litiges en cours avec la partie équato-guinéenne n’a rien d’une construction artificielle, la direction ayant mandaté pour atténuer l’impact de la première un cadre enclin par ailleurs à dénoncer des dysfonctionnements graves en matière de gouvernance. 

Source :

———-

Orange veut licencier un lanceur d’alerte

Après avoir dénoncé une série de soupçons de malversations au sein de son entreprise, Yves Garcia est menacé par une procédure disciplinaire. Il est convoqué lundi 30 juin à l’inspection du travail, Orange ayant demandé son licenciement.

Après avoir dénoncé une série de soupçons de malversations au sein de son entreprise, Yves Garcia est menacé par une procédure disciplinaire. Il est convoqué lundi à l’inspection du travail, Orange ayant demandé son licenciement.

Yves Garcia, un cadre travaillant chez Orange et qui s’est progressivement mué en lanceur d’alerte, est actuellement l’objet de mesures de rétorsion de la part de son employeur qui risquent d’aboutir à son licenciement. Cet homme de 60 ans, défendu par l’avocat Norbert Tricaud et le syndicat Unsa, dont il est responsable de section, a comparu en commission consultative paritaire (CPP) disciplinaire le 23 mai dernier, et il est convoqué le 30 juin à l’inspection du travail dans le cadre d’une « enquête contradictoire », Orange ayant déposé une demande d’autorisation de licenciement.

Yves Garcia assure que son employeur veut, en fait, lui faire payer des démarches qu’il a effectuées à bon droit et de bonne foi, tant au sein de l’entreprise qu’en direction de la justice. Il a notamment déposé une plainte récemment auprès du procureur national financier, Éliane Houlette.

Entré en 1998 chez France Télécom (devenue Orange), Yves Garcia a mené une carrière sans histoire, d’abord dans la logistique puis le secteur commercial, cela jusqu’aux années 2007-2008, quand il est expatrié en Guinée-Équatoriale. Il dépend alors de la société Getesa (une filiale de France Télécom- Orange), à Malabo.

Les soucis commencent en 2008, quand Yves Garcia est chargé par son employeur de résoudre une affaire épineuse, que Getesa qualifie alors prudemment de « relation extra-conjugale » d’un expatrié français avec une jeune Guinéenne, et ayant donné lieu à une naissance non reconnue. « La jeune fille n’avait que 14 ans, il s’agissait ni plus ni moins que d’un viol sur mineure », affirme Yves Garcia à Mediapart. Celui ci s’est démené pour que l’enfant soit reconnue et la jeune mère indemnisée.

Mais cette reconnaissance de paternité, censée mettre un terme à l’affaire, ne lui suffit pas, loin de là. Il décide d’alerter le siège d’Orange sur le dossier complet, et sur le risque pénal encouru par l’entreprise, comme l’ont raconté L’Express et Le Canard enchaîné.

En Guinée-Équatoriale, Yves Garcia fouine aussi dans certaines opérations commerciales et financières qui lui paraissent suspectes. La filiale Getesa aurait ainsi réglé des prestations surfacturées à des sous-traitants locaux, avec la complicité de certains dirigeants français de l’entreprise, accuse-t-il. Il dit aussi avoir mis au jour un important système de détournement de cartes à gratter prépayées. [[lire_aussi]]

Yves Garcia en fait-il trop aux yeux de certains ? En 2008, il est muté en République centrafricaine, chez Orange. Là encore, il continue à mettre son nez dans les comptes, et détecte des soupçons de corruption. Curieusement, il échappe alors de peu à une arrestation et à une extradition vers la Guinée-Équatoriale, un régime qui n’est pas des plus démocratique. « Après son départ de Malabo, un dossier a été monté contre lui et cela a abouti, sans qu’il en soit informé, et en son absence, à un procès et à une peine de prison », explique Norbert Tricaud, le défenseur d’Yves Garcia.

De fait, la direction équato-guinéenne de Getesa l’avait dénoncé aux autorités de Malabo. « Je n’ai réussi à m’enfuir que grâce à des amis », raconte Yves Garcia, qui assure ne pas comprendre pourquoi son employeur ne l’a pas prévenu de cette procédure judiciaire qui a failli l’expédier en prison.

À Bangui, là encore, il met son nez dans les comptes, et assure découvrir des faits de corruption. Pour finir, il est muté au Niger en 2010. Et il pose encore des questions. Yves Garcia estime que cela lui vaut d’être rapatrié en France en 2011, et « placardisé » depuis lors. Ce qui ne l’empêche pas de découvrir, assure-til, des bizarreries dans les flux financiers du système Orange Money, un système de transferts de fonds d’un ordinateur vers un téléphone portable, au moyen d’unités de valeur, très utilisé en Afrique de l’Ouest.

Une plainte classée par le procureur financier

Le 23 mai, Yves Garcia et Me Tricaud ont adressé une plainte simple au procureur national financier, Éliane Houlette, synthétisant des soupçons de malversations repérés dans plusieurs pays d’Afrique où il a travaillé, ainsi que d’autres qui lui ont été transmis par des collègues (notamment en République démocratique du Congo, au Ghana, en Afrique du Sud et en Ouganda).

Les faits visés par la plainte sont qualifiés de « faux », « abus de biens sociaux », « présentation de comptes inexacts », « diffusion d’informations fausses ou trompeuses », « escroquerie en bande organisée », « détournements de fonds publics », « trafic d’influence » et « corruption ». Le raisonnement étant, en résumé, que des malversations éventuellement commises dans des filiales étrangères fausseraient les comptes consolidés du groupe Orange.

Cette plainte a été classée « sans suite » le 13 juin, faute d’éléments suffisants aux yeux du parquet financier. Mais selon Norbert Tricaud, son avocat, Yves Garcia compte revenir à la charge en déposant une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile cette fois.

Auparavant, Yves Garcia s’était déjà manifesté dans le dossier judiciaire de « viol sur mineure » ouvert à Paris, dans lequel il estime que des faux ont été produits pour modifier l’âge de la victime. Suite à la destruction du disque dur de son ordinateur portable par sa hiérarchie, il avait auparavant déposé une première plainte qui avait été classée sans suite.

Il avait alors déposé une autre plainte, avec constitution de partie civile, pour des faits présumés de « subornation de témoins », « destruction de preuves » et « entrave à la justice ». Ce dossier a été confié à la juge d’instruction parisienne Raphaëlle Agenie-Fecamp en janvier dernier, et suit encore son cours, malgré des réquisitions de non-lieu prises récemment par le parquet de Paris.

Dans le cadre de la procédure de licenciement « pour cause réelle et sérieuse » engagée par Orange contre Yves Garcia, dont Mediapart a pu prendre connaissance, l’entreprise dément catégoriquement avoir couvert quelque affaire de malversation que ce soit, et conteste la plupart des affirmations de ce salarié rebelle. La direction des ressources humaines reproche notamment à Yves Garcia d’avoir diffusé par mail, à vingt personnes, un courrier adressé le 2 avril 2013 à Stéphane Richard, le PDG d’Orange, « qui met en cause la direction de l’entreprise, ses produits et ses services ».

Selon Orange, les « allégations » contenues dans ce courrier ont été « largement diffusées dans l’intention de porter atteinte à l’image de France Télécom-Orange, de ses dirigeants et de ses produits, M. Garcia ayant parfaitement conscience de leur inexactitude ».

En ce qui concerne les affaires de la Guinée Équatoriale, Orange assure que toutes les alertes ont reçu une réponse. L’entreprise dit avoir « pris l’initiative de mettre en place plusieurs actions pour lutter contre la fraude et la corruption », bien qu’elle ne soit « qu’actionnaire minoritaire de sa filiale Getesa », et qualifie d’« infondées » certaines accusations de corruption lancées par Yves Garcia, comme le fait qu’il ait été mal défendu dans le procès de Malabo.

Par ailleurs, les « allégations » lancées par Yves Garcia sur le lancement du produit Orange Money en Afrique de l’Ouest sont « fausses », « destinées à nuire à un produit phare de la zone», et « portent atteinte à la réputation de l’entreprise », fait valoir Orange auprès de l’inspection du travail. En amont, le comité de déontologie avait estimé que les faits que dénonçait le lanceur d’alerte n’étaient pas établis.

Quoi qu’il arrive, si Yves Garcia devait être licencié, Me Tricaud prévient qu’il adressera immédiatement un recours au ministre du travail.

PAR MICHEL DELÉAN

Directeur de la publication : Edwy Plenel
Directeur éditorial : François Bonnet
Le journal MEDIAPART est édité par la Société Editrice de Mediapart (SAS).
Durée de la société : quatre-vingt-dix-neuf ans à compter du 24 octobre 2007.
Capital social : 32 137,60€.
Immatriculée sous le numéro 500 631 932 RCS PARIS. Numéro de Commission paritaire des publications et agences de presse : 1214Y90071.
Conseil d’administration : François Bonnet, Michel Broué, Gérard Cicurel, Laurent Mauduit, Edwy Plenel (Président), Marie-Hélène Smiéjan, Thierry Wilhelm. Actionnaires directs et indirects : Godefroy Beauvallet, François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Edwy Plenel, Marie-Hélène Smiéjan ; Laurent Chemla, F. Vitrani ; Société Ecofinance, Société Doxa, Société des Amis de Mediapart.

Rédaction et administration : 8 passage Brulon 75012 Paris
Courriel : contact@mediapart.fr
Téléphone : + 33 (0) 1 44 68 99 08
Télécopie : + 33 (0) 1 44 68 01 90
Propriétaire, éditeur, imprimeur et prestataire des services proposés : la Société Editrice de Mediapart, Société par actions simplifiée au capital de 32 137,60€, immatriculée sous le numéro 500 631 932 RCS PARIS, dont le siège social est situé au 8 passage Brulon, 75012
Paris.
Abonnement : pour toute information, question ou conseil, le service abonné de Mediapart peut être contacté par courriel à l’adresse : serviceabonnement@mediapart.fr. Vous pouvez également adresser vos courriers à Société Editrice de Mediapart, 8 passage Brulon, 75012 Paris.

Source :

——–

Courrier du lanceur d’alerte Yves Garcia à son patron Stéphane Richard, Président de Orange S.A.

Vu sur Pedopolis Source : X

  • Lettre RAR par précaution
  • Objet: CCP disciplinaire illégale du 23 mai 2014

Monsieur le Président,

Je fais suite à LETTRE D’ALERTE ANTI CORRUPTION que je vous ai adressée le 2 avril 2013 par lettre RAR et par courrier électronique.

A ce jour, cette lettre est maleureusement restée sans réponse de votre part ; ce bien qu’en toute bonne foi, je vous ai notamment communiqué un rapport du Cabinet d’audit DELOITTE très alarmant en matière de fraudes et surfacturations. Il en est de même de MA LETTRE OUVERTE ETHIQUE du 12 juillet 2012.