Retour sur la Société Théosophique co-fondée par H. P. Blavatsky. Cet article est entièrement tiré du site Noaches dans leur rubrique Portraits.

Source : Noaches

Co-fondée en 1875 par Helena Blavatsky, cette « Fraternité Humaniste » recherchant la « Sagesse Universelle » et reliant des doctrines rosicro-lucifériennes (ses premiers membres venaient de la Golden Dawn ou étaient inspirés de la HBL ou des Carbonari) à des doctrines hindoues découvertes puis resservies en Inde même – impérialisme britannique aidant – par sa présidente Annie Besant (membre de la Fabian Society, sous la responsabilité de Thomas Huxley à l’University College, on dit qu’elle aurait rencontré « Maïtre R »…) la « Religion Mondiale » a fait découvrir aussi bien à l’Orient qu’à l’Occident un nouveau messie instructeur, un certain Krishnamurti…


Selon Wikipedia.fr [Societé Théosophique]

La Société théosophique est une association d’inspiration néospiritualiste ne rapellant la théosophie que par certains points et n’ayant avec elle aucun lien de filiation . Elle se destine à enseigner un syncrétisme liant le bouddhisme, l’occultisme, l’ésotérisme et des éléments empruntés à divers autres traditions religieuses.

Fondée à New York le 17 novembre 1875, par Helena Petrovna Blavatsky, ainsi que par le Colonel Henry Steel OlcottWilliam Quan Judge, Charles Sotheran, le Dr Seth Pancoast, George H. Felt et quelques autres, ses quartiers généraux furent établis en Inde, d’abord à Varanasi puis à Adyar (près de Chennai). Elle compte alors parmi ses plus éminents membres Charles LeadbeaterFrancesca ArundaleAnnie Besant et Rudolf Steiner.

Annie Besant succéda au Colonel Olcott à la tête de la Société théosophique de 1907 à 1933, et donna au mouvement une impulsion mondiale.

Curuppumullage Jinarajadasa (1875-1953), franc-maçon d’obédience du Droit Humain et théosophe fut président de la Société théosophique à Adyar de 1945 à 1953. En 1949, il fonda à Adyar l’École de Sagesse (School of Wisdom). Il a également laissé de nombreux ouvrages.

Malgré un certain nombre de crises et de scissions, l’organisation reste présente sur tous les continents et possède des sections nationales dans une cinquantaine de pays. Elle est actuellement présidée par Radha Burnier.

Histoire de la Société théosophique

La Société théosophique se présente ainsi :

« La Société théosophique est une organisation internationale ayant pour but de :

  1. Former un noyau de la Fraternité Universelle de l’Humanité, sans distinction de race, credo, sexe, caste ou couleur ;
  2. Encourager l’étude comparée des religions, des philosophies et des sciences ;
  3. Étudier les lois inexpliquées de la nature et les pouvoirs latents dans l’homme.

Son siège mondial est à Adyar, MadrasInde. »

La doctrine théosophique repose à ses débuts sur l’enseignement allégué de deux mahatmas indiens connus sous les noms de Moryah et Koot Hoomi (K.H.), avec qui Helena Blavatsky affirmait être en contact. Après des études personnelles poussées et différents voyages, Mme Blavatsky publie La Doctrine secrète, ouvrage volumineux qui sera la base de son enseignement ésotérique.

Jiddu Krishnamurti

Article détaillé : Jiddu Krishnamurti.

En 1908, Annie Besant et C. W. Leadbeater découvrent le jeune Jiddu Krishnamurti en qui ils voient le futur « instructeur du monde ». La Société théosophique mène alors une campagne intensive destinée à promouvoir le futur « instructeur du monde » mais Krishnamurti gagne en indépendance et se détache progressivement de l’influence de la Société. En août 1929, il décida de dissoudre l’organisation mondiale établie en 1913 pour le soutenir et qui avait été appelée « l’Ordre de l’Étoile du Matin ». Selon Mary Lutyens, le dernier lien avec la société théosophique fut rompu avec la perte d’Annie Besant, sa mère adoptive, en 1933. Krishnamurti passa le reste de sa vie à faire des conférences où il exposait sa vision personnelle de la spiritualité et de l’amélioration de soi. La pensée de Krishnamurti peut se résumer dans son texte de 1980 « Le cœur des enseignements ». Il se fonde sur sa citation de 1929, selon laquelle « La Vérité est un pays sans chemins ». L’acquisition de cette « vérité » (qu’il appelait aussi « l’art de voir ») ne peut, selon lui, se faire au travers d’aucune organisation, d’aucun crédo, d’aucun dogme, ni de prêtre ou de rituel, ni à travers aucune philosophie ou une quelconque technique psychologique. Il se disait aussi libre de toute nationalité (comme de toute culture ou religion) parce que selon lui, l’attachement à la nationalité, à une culture ou à une religion provoque la séparation qui est à son tour à l’origine des conflits.

Membres illustres

Parmi les membres illustres de la Société théosophique, on peut citer :

L’influence de la théosophie

  • Le jeune Karol Józef Wojtyła, futur pape Jean-Paul II fut influencé par la théosophie. À Wadowice, il rencontra Mieczyslav Kotlarczyk, metteur en scène et théoricien de théâtre, et fut initié à une dramaturgie ésotérique. Ko­tlarczyk était féru d’occultisme. Sur le rapport entre les paroles et les choses, Kotlarczyk pratiquait une synthèse très personnelle entre la tradition théoso­phique d’Helena Petrovna Blavatsky, de la phonétique et de la lin­guistique d’Otto Jespersen et de la tradition hébraïque d’Ismar Elbo­gen.
  • le Mahatma Mohandas Karamchand Gandhi confiait à son biographe Louis Fischer son admiration pour la théosophie : « La théosophie est la fraternité des hommes […]. C’est l’hindouisme dans ce qu’il a de meilleur ». Il déclara à Fischer, que sa rencontre avec les théosophes éveilla en lui sa mission de libérateur de l’Inde.
  • Albert Einstein gardait souvent les livres d’Helena Blavastky sur son bureau et avait lu La Doctrine Secrète. Il semble avoir découvert cette œuvre par ses échanges avec l’astronome et physicien théosophe Gustav Strömberg. Notons que, parmi les lecteurs assidus de La Doctrine Secrète ont également figuré l’astrophysicien Edwin Hubble ainsi que Robert Millikan (Prix Nobel de physique).